Les sociétés de protection animale

Que vous soyez déjà propriétaire d’animaux, ou que vous songiez à le devenir, les plus importantes de ces sociétés sont aptes à apporter, du fait de leur compétence et de leur spécialisation, une solution à certains de vos problèmes.

La Société protectrice des animaux

SPA
Sa naissance. En 1824, une société de protection des animaux naquit en Angleterre.
En 1842, le vicomte de Valmer s’adressant à la Société d’agriculture de Melun émit le vœu que la France possédât une société semblable. Trois ans plus tard, le 2 décembre 1845, le général comte de Grammont décida de fonder une association « dans le but de défendre nos frères qualifiés inférieurs ». L’acte de naissance de la S.P.A. est daté du même jour.
Son rôle. Elle s’est vouée à améliorer « par tous les moyens en son pouvoir le sort des animaux dans un but de justice, de morale, d’économie bien entendue et d’hygiène publique».
Dès 1856, des cartes furent délivrées aux sociétaires, leur reconnaissant le droit, qui existe toujours, de requérir les agents de la force publique en cas de contravention aux lois assurant la protection des animaux. Par un décret du 22 décembre 1860, Napoléon 111 reconnut la S.P.A., établissement d’utilité publique
Ses réalisations. La S.P.A. ne se limite pas à la région parisienne, elle a créé dans de nombreux départements des sections ou filiales qui prolongent son œuvre jusqu’au fond des campagnes. Si vous habitez la province et si vous désirez entrer en contact avec la S.P.A., écrivez-lui à son siège social 39, boulevard Berthier,
L’homme a un grand devoir moral à remplir à l’égard des animaux,
celui de les bien traiter et de les soigner (Fred de Tshudi).

Paris-17′; elle vous indiquera le nom et l’adresse du délégué le plus proche de votre domicile Parmi les nombreuses initiatives de la S.P.A. certaines méritent de retenir tout particulièrement l’attention.
Le service d’enquêtes. Les témoins de mauvais traitements infligés à un animal peuvent faire constater les faits par un agent de la force publique (ou par des passants). Ils peuvent ensuite écrire à la S.P.A., 39, boulevard Berthier, Paris 17′, ou venir en personne déposer plainte en donnant toutes les précisions nécessaires. L’un des enquêteurs de la S.P.A. se rendra sur place, et l’affaire sera alors transmise au service juridique de la S.P.A.
Le centre de recherches des animaux perdus. Il centralise toutes les déclarations concernant les animaux trouvés ou perdus qui lui sont signalés ou qui sont conduits à la fourrière. Il recherche les bêtes perdues et conseille leurs propriétaires sur les moyens de les retrouver.
Le refuge S.P.A. Il s’agit du refuge «Le bon accueil», 124, rue Henri-Barbusse à Gennevilliers (92-Hauts-de- Seine). Il reçoit dans son service de fourrière les bêtes abandonnées ou blessées et les animaux perdus. Il est ouvert tous les jours de 9 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30 et le dimanche de 10 h à 12 h.
La S.P.A. a pris également en charge la fourrière de la Préfecture de police. Les animaux qui lui sont confiés sont nourris, soignés et surveillés médicalement. Elle cherche à leur procurer de nouveaux maîtres. Cependant, ses possibilités d’hébergement n’étant pas sans limite, la S.P.A. doit parfois se résoudre à les éliminer.
Les services d’adoption. A Paris, il en existe trois. Vous pouvez vous adresser :
Les autres associations
Depuis la fondation de la S.P.A., d’autres associations ont été créées, avec des statuts et des objectifs assez semblables, parmi lesquelles on peut citer :
– l’Association des amis des bêtes, 34, rue de Grenelle, Paris 7′ — 538 10 43;
– la Brigade de défense des animaux, 23, rue Bergère, Paris 9′ — 824 87 38;
– l’Association française de secours aux animaux, 33, rue de la Princesse, 78-Louveciennes — 969 11 09.

– au refijge de Gennevilliers (73 3 57 40);
– au siège social de la S.P.A. (425 40 66 et 425 49 77);
– au stand de la S.P.A. à la Samaritaine (508 3 3 3 3).
Le service des animaux blessés. Une fois alertée par téléphone, la S.P.A. envoie une camionnette sur les lieux afin de porter secours, dans le plus bref délai, aux animaux blessés. Veillez à bien indiquer le lieu. Appelez 425 40 66, et la nuit et le dimanche 73 3 57 40.
Le service vétérinaire. Il est réservé aux « économiquement faibles». Des consultations à prix réduit ont lieu au siège de la S.P.A., chaque matin de 9 h à 11 h 30, sauf le dimanche et les jours de fête.
Le service d’entraide. Il se manifeste de multiples façons. Si des «économiquement faibles» éprouvent des difficultés à nourrir leurs chiens ou leurs chats, la S.P.A. peut leur remettre des vivres. Si le propriétaire d’un animal est brusquement hospitalisé avant d’avoir pu le confier à un parent ou à un ami, la S.P.A. peut intervenir, soit à l’instigation de la police, soit sur l’intervention d’un voisin, et prendre l’animal en charge. Elle le gardera jusqu’à ce que son maître sorte de l’hôpital. De même, il n’est pas rare que la S.P.A. recueille l’animal d’une personne incarcérée, quel que soit le motif de sa détention. Cette adoption ne dure bien entendu que le temps de la détention du maître : l’animal lui sera remis dès qu’il aura été libéré.
Il ne faut pas oublier que la S.P.A. s’occupe en principe de tous les animaux, et que son rôle d’entraide ne se borne pas aux seuls chiens et chats. Elle accorde sa protection aux espèces les plus diverses et il lui arrive de recueillir aussi bien des oiseaux de cage que des fauves, lorsque des circonstances imprévues ont privé ces animaux de leurs maîtres.
L’entraide de la S.P.A. se manifeste enfin par l’entremise d’un service de renseignements, susceptible de répondre à toutes les questions concernant la protection animale et les problèmes qu’elle peut poser à chacun, dans toutes les circonstances de la vie quotidienne. Il ne faut donc pas hésiter à y recourir.
La médaille S.P.A. Elle ne coûte que 2,50 F. Constamment fixée à leur collier, chiens et chats perdus ont de bien meilleures chances de retrouver rapidement leurs maîtres et d’échapper aux risques de la vivisection.
La Ligue française
pour la protection des oiseaux
Sa naissance. Elle a été fondée en 1912 par la Société nationale d’acclimatation de France (devenue par la suite, Société nationale de protection de la nature) et par Albert Chappellier. La L.P.O. a son siège social, 129, boulevard Saint-Germain, Paris-6′ (326 19 26).
Son but. La L.P.O. tend à assurer « la protection de l’oiseau libre, en tant qu’espèce vivante, en son milieu naturel». Ce but ne saurait être atteint «qu’au sein d’une conservation générale de toute la nature, indispensable à la survie et au bonheur des hommes ».
Son activité. La L.P.O. gère la célèbre réserve ornithologique Albert-Chappellier, située aux Sept-Iles, au large de Lannion, en Bretagne. C’est le lieu de nidification d’oiseaux de mer le plus important de France : on y trouve des macareux, des pingouins, des guillemots, des cormorans, des fous, des goélands, des mouettes, des fulmars, etc.
Le 10 avril 1967, les Sept-Iles ont été frappées par la marée noire juste au moment où tous les oiseaux nicheurs de la réserve venaient d’arriver et s’apprêtaient à nicher; le moment, aussi, où passaient sur la mer, en remontant vers le nord, une foule d’oiseaux marins… Certaines espèces ont été détruites à 90 %.
Les refuges et les réserves
En dehors de cette réserve « officielle» de la Ligue pour la protection des oiseaux, il existe de nombreux refuges et réserves privés pour oiseaux, répartis dans toute la France.
Le parc zoologique de Clères (Seine-Maritime) est sans doute la plus éloquente illustration de ce qui peut être réalisé dans ce domaine. Il appartient à M. Jean Delacour.
On peut le visiter toute l’année.
A l’heure actuelle, on compte près de cinq mille réserves créées à l’instigation de la L.P.O. et de la Société nationale de protection de la nature, 57, rue Cuvier, Paris-5′. La superficie de la plupart d’entre elles n’excède pas une vingtaine d’hectares; certaines cependant approchent le millier d’hectares ou le dépassent
Le ministre de l’Agriculture a confirmé au début de 1967, par une circulaire aux préfets, la nécessité de faire préserver ces refuges.
Leur but. Ces réserves établies dans des propriétés rurales ont pour but de laisser aux oiseaux en liberté la tranquillité et la sécurité dont ils ont besoin pour remplir leur rôle naturel et se reproduire.
Conditions de création. L’engagement du propriétaire du terrain est purement moral et son adhésion de principe. Quelle que soit l’époque de l’année, il s’engage à ne pas tuer les oiseaux qui vivent en liberté sur son domaine. Il doit en outre interdire qu’on y chasse toute sorte de gibier pendant la nidification des oiseaux. Enfin, le braconnage dans les réserves est réprimé de façon particulièrement sévère par les tribunaux.
Installations. En fait, la plupart de ceux qui transforment leur propriété ou leur domaine en refuge ne tardent pas à comprendre qu’un rôle passif ne suffit pas. Ils installent donc pour l’hiver des stations de nourrissage qui attirent les oiseaux, les retiennent et les familiarisent avec le site choisi. Si la propriété manque d’eau, de petits abreuvoirs seront aménagés. Des nids artificiels de différents modèles (nichoirs) seront placés dans les arbres : les oiseaux trouvent ainsi un abri tout préparé pour élever leur jeune couvée.
La L.P.O. conseille tous ceux qui désirent créer des refuges de ce genre pour les installations matérielles qu’ils veulent entreprendre. En outre, elle peut leur procurer des plaques indiquant: «Refuge pour les oiseaux» (les oiseaux et leurs nids sont protégés), ou portant cette mention: «Accès et chasse interdits», ce qui permet de poursuivre devant les tribunaux d’éventuels contrevenants.
Les oiseaux parisiens en hiver
La L.P.O. a pris l’initiative d’une campagne pour le nourrissage hivernal des oiseaux parisiens.
Trois cents mangeoires ont été réparties dans les jardins et les squares de la capitale.
De plus, soucieuse d’inculquer l’amour des oiseaux aux enfants, dès leur plus jeune âge,
la L.P.O. a offert qmtre-vingts mangeoires aux écoles maternelles.